PHS
Programme handicaps et sociétés
Programme Handicaps et Sociétés - EHESS
190 avenue de France
75013 PARIS - FRANCE

mcoutant

Table ronde « L’histoire du handicap »

l-histoire-du-handicapL’association ALTER (Société européenne de recherche sur le handicap) organise une table ronde sur l’histoire du handicap lors des Rendez-vous de l’Histoire de Blois, le 6 octobre 2016, de 14h30 à 16h
en présence de :
Christophe Capuano
Caroline Husquin
Mariama Kaba

Isabelle Ville

Directrice de recherche, Inserm – Directrice d’études, EHESS-CERMES3

Coordonnées professionnellesIsabelle Ville

Directrice du Programme Handicaps et Sociétés

Bureau 472

190-198, avenue de France

75244 Paris cedex 13

ville(a)vjf.cnrs.fr

01 49 54 84 33

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Yohann Aucante

 

Maître de conférence à l’EHESSAucante2

Coordonnées professionnelles

Directeur adjoint du Programme handicaps et sociétés

EHESS- CESPRA

105 bld Raspail – 75006 Paris

Tel : 01 53 63 51 20 – Fax : 01 53 63 51 01

aucante (a) ehess.fr

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L’espace des aveugles : l’Atlas of the United States, Printed for the Use of the Blind… of Samuel Gridely Howe (1837)

 
Paolo Militello, professeur d’histoire à l’Université de Catane, donnera une conférence:

L’espace des aveugles : l’Atlas of the United States, Printed for the Use of the Blind… of Samuel Gridely Howe (1837)

Dans le cadre du séminaire du GGH-TERRES, « Territoire, environnement, ville, paysage »

Jeudi 19 mai 2016, de 15h à 17h – EHESS (salle 7) – 105, boulevard Raspail 75006 Paris

 

Conférence Les paradoxes de l’inclusion

 l’Institut National de Jeunes Sourds de Paris et le Programme Handicaps et Sociétés de l’EHESS vous invitent à assister à la dernière conférence pour l’année scolaire 2015-2016 dont le thème est : Les paradoxes de l’inclusion.

Inscriptions ici

AFFICHE LES PARADOXES DE L'INCLUSION -31 MAI 2016

 

 

Séminaire « Une histoire transnationale des politiques publiques du handicap »

15 janvier 2016, 14h – 18h 

Paris, EHESS, Avenue de France 190-198, Salle 638. 

 

L’objectif de ce séminaire est de promouvoir les nouvelles perspectives de recherche qui émergent dans le domaine des politiques publiques du handicap grâce à l’adoption d’approches transnationale, globale, croisée ou connectée. Le séminaire est l’occasion d’accueillir deux historiens spécialisés dans le domaine de la santé et du handicap, Monika Baar et Luiz Antonio de Castro-Santos. Ces deux universitaires discuteront du rôle des Etats, des Organisations internationales, des circulations transnationales et des ONG dans la construction des politiques publiques nationales du handicap. Les interventions et la majorité des discussions se feront en anglais. Ce séminaire est organisé par l’Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les enjeux sociaux, sciences sociales, politique, santé, avec le soutien du Programme Handicaps et Société de l’EHESS.

14h – 15h45 : Luiz Antonio de Castro-Santos, professeur émérite invité, Université Fédérale du Sud de Bahia, UFSB, Brésil: « Le handicap comme politique étatique ».

Cette communication vise à examiner les modes d’action publique en faveur des personnes handicapées, en ayant pour objectif principal d’esquisser le processus par lequel un thème est « problématisé socialement », ou « incorporé à l’agenda du débat public », comme un moment initial de l’agenda politique qui deviendra (ou non) une question d’Etat et, en fin de compte, pourra être configuré comme une politique étatique (Oscar Oszlak et Guillermo O’Donnell, 1981). Nous souhaitons plus spécialement réfléchir sur « la liaison entre stigmatisation et reconnaissance de l’identité sociale et sa précarité » comme l’ont proposé récemment Lucia de Anna et Alessio Covelli, dans une excellente note de lecture dans ALTER (n°9, 2015, p. 257-261). Cette liaison offre, par l’analyse historico-sociologique, un point de départ pour comprendre les modes par lesquels les processus de politiques étatiques obtiennent leurs configurations initiales, leurs points de départs décisifs, dans un jeu qui implique de multiples acteurs et leurs voix (nous parlons de voix silenciées ou considérées comme « voix obliques » comme le propose O’Donnell pour un autre contexte – O’Donnell, 1986). Comme l’indique Gildas Brégain dans une longue réflexion sur le processus d’élaboration des lois et des politiques en faveur des personnes handicapées (Brégain, 2014), les mouvements sociaux qui ont revendiqué et lutté pour la « voix du handicap » ont influencé et même configuré jusqu’à un certain point les modes par lesquels les politiques d’Etat ont défini les objectifs institutionnels et ont dépassé ces limites institutionnelles (Brégain, 2014, Jouan, 2013). La thèse doctorale de Gildas Brégain – une vaste étude de 800 pages – mérite selon nous une place importante dans la littérature socio-historique sur le sujet. Nous allons donc nous focaliser sur cette thèse. Comme il arrive de nos jours avec les études très longues et sans le format « biomédical » de la majorité des disability studies, son travail sur les politiques publiques du handicap, avec un large spectre comparatif, attend encore une note de lecture attentive et minutieuse. Nous nous proposons justement d’y remédier.

16h-17h45 : Monika Baar, Doctor in History, Lecturer at Leiden University. « Rethinking Disability: The Global Impact of the International Year of Disabled Persons (1981) in Historical Perspective ».

Approximately 10% of the world’s population is estimated to be disabled and this number is expected to rise in the next few decades. People in different cultural settings ascribe different meanings to disability; consequently, its repercussions are both culturally contingent and universal. The presentation will introduce a new research project which brings together the local and global dimensions of disability and examines the interaction, tension and conflict between these two aspects by undertaking the first comprehensive study of the far-reaching political, societal and cultural implications of the International Year of Disabled Persons (IYDP) which was organized under the auspices of the United Nations in 1981. A landmark event which appears to have gone virtually unrecognized in scholarship; the IYDP was the first occasion to place disability into a global context by endorsing it authoritatively as a human rights issue and thereby raising the question as to how the concept may be understood in a multicultural world. The objectives of the project are 1. to examine the IYDP’s impact on human rights discourses and to scrutinize their applicability within global settings; 2. to document the IYDP’s contribution to emancipation and social change and to consider the different trajectories of emancipation in various parts of the world; 3. to assess the ways in which the IYDP influenced everyday life experiences, galvanized identity formation and inspired the emergence of a distinct subculture; 4. to analyze the transnational exchanges and knowledge transfer in conjunction with the IYDP and to examine how the Western-oriented discourses penetrating the developing world interacted with the local environment. The project’s intended innovative contribution lies in connecting the IYDP to broader political, social and cultural processes in the last quarter of the twentieth century and thereby bringing disability in a global context to the attention of mainstream historical scholarship.

Organisateurs : Gildas Brégain (Post-Doctorant IRIS/EHESS), Andrea Benvenuto (CERMES 3/PHS/EHESS).

Inscription au séminaire souhaitée auprès de : gildas.bregain@ehess.fr

Surdité Cinéma. Expériences et compréhensions sociales de la surdité à travers le cinéma contemporain

Barbara Fougère, doctorante à l’Université Panthéon-Sorbonne, Arts plastiques esthétique et sciences de l’art (APESA)

Ruth Kitchen, contrat postdoctoral à l’EHESS ( PHS )

 

Jeudi de 18 h à 21 h (amphithéâtre François-Furet, 105 bd Raspail 75006 Paris),

les 21 janvier, 4 février, 17 mars, 14 avril et 12 mai 2016

 

Ce séminaire s’appuiera sur la projection de films (longs/courts – métrage)  contemporains ayant pour thématique commune la surdité afin d’analyser les enjeux et les problématiques soulevés par les différents réalisateurs. 

À travers le cinéma, ce séminaire s’attachera ainsi à traiter les questions relatives à l’expérience et aux compréhensions sociales de la surdité contemporaine et aux pratiques socio-culturelles et langagières qui lui y sont attachées.

En espérant contribuer à l’élargissement des approches théoriques et disciplinaires dans le domaine des études culturelles et sociales, ce séminaire s’adresse à des étudiants (master, doctorat), ainsi qu’au grand public, qui portent un intérêt à ces questions.

Interprétation LSF-français

  • 21 Janvier
    Le Sens du toucher, Jean-Charles Mbotti Malolo (15 min: France 2014)
    http://www.folimage.fr/fr/production/le-sens-du-toucher-123.htm
    Introduction au séminaire avec la question du cinéma sourd au XXIe siècle et plus précisément la place du film d’animation.
    En présence du réalisateur, Jean-Charles Mbotti Malolo. Ruth Kitchen (PHS-EHESS); Barbara Fougère (Paris 1: Sorbonne).
  • 4 Février
    Habana muda, Eric Brach (61 min: France 2012) et Making of
    https://www.facebook.com/HabanaMuda
    Mise en question de la surdité, de l’homosexualité et de l’immigration en Cuba.
    Discutant : Diane Maroger (Retour d’image).
  • 17 Mars
    Culture Signes, Carole Sionnet (86 min: France 2013)
    http://www.culturesignes.com/Culture_Signes/Culture_Signes.html
    La découverte de la culture japonaise par le biais de la langue de signes.
    En présence de la réalisatrice, Carole Sionnet.
  • 14 Avril
    Ishaare: Gestures and Signs in Mumbai, Annelies Kusters (80 min: Allemagne/Inde, 2015)
    https://vimeo.com/142245339
    Languaging : une analyse des échanges commerciaux en langue des signes sur les marchés Indiens.
    En présence de la réalisatrice, Annelies Kusters (Max Planck Institute Berlin, Allemagne). Discutant : Ruth Swanwick (University of Leeds, Royaume-Uni).
    Interprétation BSL – LSF – français.
  • 12 Mai
    Entends-moi, Nicolas Coquet (20 min: France, 2015/6) – sous réserve de confirmation
    https://www.facebook.com/entendsmoi.lefilm/info/?tab=page_info
    Un film et un débat sur l’expérience sensorielle.
    En présence du réalisateur.
  • 9 Juin
    Séance spéciale
    BàBDP TV La Chaine pas si bête – Bilan de la première année de la chaîne internet
    En présence de l’équipe de Bête à bon dieu production (à confirmer)
    Bilan du projet S.U.R.D.I.T.E Cinéma

Langue des signes et pratiques artistiques

Andrea Benvenuto, maîtresse de conférences à l’EHESS ( CERMES3, PHS )

Julie Chateauvert, chercheuse postdoctorale EA 1569 Transferts critiques et dynamiques des savoirs groupe penser la traduction/Université Paris 8

Barbara Fougère, doctorante à l’Université Panthéon-Sorbonne, Arts plastiques esthétique et sciences de l’art (APESA)

Ruth Kitchen, Lecturer in French Studies, University of Cardiff

Élise Leroy, maîtresse de conférences à l’Université Jean-Jaurès

Olivier Schetrit, contrat postdoctoral au CNRS ( CERMES3 )

Pierre Schmitt, doctorant à l’EHESS ( IIAC-LAHIC)

3e mercredi du mois de 18 h à 21 h (amphithéâtre François Furet , 105 bd Raspail 75006 Paris),

 du 16 novembre 2016 au 21 juin 2017

La séance du 16 novembre se déroulera en salle 13 (105 bd Raspail 75006 Paris)

 

Le séminaire, issu d’un collectif de recherche transdisciplinaire, poursuivra l’analyse entamée depuis l’année dernière, d’un corpus d’expériences artistiques contemporaines ayant la langue des signes au centre de ces pratiques. Il se propose d’approfondir les enjeux esthétiques, linguistiques et politiques que l’usage des langues (vocale et signée) posent à ces créations (théâtre, « chansignes», « poésigne», « chorésignes », arts visuels ou toutes autres disciplines artistiques qu’elles soient conventionnelles ou innovantes et issues des langues des signes et de la culture sourde). Une attention particulière sera portée sur les questions de traductibilité lorsque les langues se rencontrent: comment la traduction linguistique prend-t-elle acte des modalités visuelles, kinesthésique et performatives des LS ? Comment la traduction culturelle opère-t-elle en-deçà ou au-delà de la traduction linguistique ?

Les études sur les sourds et la langue des signes, particulièrement dans le domaine de l’art, portent l’idée que les sourds sont des êtres visuels. D’autres avancent déjà l’idée que s’il est pertinent de se décentrer d’une approche logo et phonocentrique, la focalisation unique sur la dimension visuelle risque de nous faire échapper d’autres éléments importants et proposent de considérer la création (et par extension l’expérience du monde) comme étant intermédiale (Chateauvert, 2016). Les implications linguistiques, esthétiques et politiques de cette caractérisation, interrogent les significations de ce qu’on appelle aujourd’hui les Visual Studies. Ce séminaire sera l’occasion de faire dialoguer des chercheurs issus des domaines des Visual Studies et des Deaf Studies avec des artistes sourds et entendants, invités à présenter leurs propres travaux.

Dates des séances

 

  • 16 novembre 2016-Introduction par Andrea Benvenuto et Elise Leroy (Attention, séance exceptionnellement salle 13- 105 Bd Raspail)

Avec la participation d’Anna Folchi, auteure (avec Roberto Rossetti) de l’ouvrage “Il colore del silenzio”, dizionario biografico internazionale degli artisti sordi, 2007, Electa Mondadori, Milano.

 

  • 18 janvier 2017- Art sourd en art visuel

Responsables de séance : Olivier Schetrit et Andrea Benvenuto

Les études sur les sourds et la langue des signes, particulièrement dans le domaine de l’art, portent l’idée que les sourds sont des êtres visuels. D’autres avancent déjà l’idée que s’il est pertinent de se décentrer d’une approche logo et phonocentrique (Lapiak, 2007), la focalisation unique sur la dimension visuelle risque de nous faire échapper d’autres éléments importants. Les implications linguistiques, esthétiques et politiques de cette caractérisation, interrogent les significations de ce qu’on appelle aujourd’hui les Visual Studies. Cette séance sera l’occasion de faire dialoguer des chercheurs issus des domaines des Visual Studies avec des artistes sourds invités à présenter leurs propres travaux.

 

  • 22 février 2017-Signes sur scène et traductibilité

Responsables de séance : Elise Leroy et Pierre Schmitt

Cette séance se propose d’aborder la question de la traduction en interrogeant les signes sur « scène », et les diverses « figures de l’interprète et de l’interprétation ». Il s’agira notamment de revenir sur les théories de l’« interprétation » présente aussi bien dans les théories de l’Art que dans les théories linguistiques (Umberto Eco, 1992, Les limites de l’interprétation) et les théories de l’interprétation en langue des signes – en lien avec la formation professionnelle des interprètes français (anglais) / langue des signes (ILS) et des traducteurs (sourds) français /LS. Les « ILS », les comédien-ne-s-artistes, les locuteurs-spectateurs-lecteurs seraient ainsi tou-te-s des « interprètes » de la langue. Un nombre important d’entendants travaillant avec les Sourds dans les domaines artistiques, notamment comme comédien-ne-s, sont également des « ILS ». Nombreux sont les traducteurs sourds développant une pratique artistique. Enfin, les comédien-ne-s-artistes en LS sont régulièrement confronté-e-s, à des degrés divers, à l’une ou l’autre dimension de la traduction – ou en tout cas, aux passages d’une langue à une autre. Au delà de cette question de la traduction et du travail de langue, les Performance Studies nous éclaireront afin d’identifier les « mises en scènes » de la langue des signes à l’œuvre dans toute « interprétation ». Nous interrogerons également dans quelle mesure Sourd, entendant, comédien-ne, ILS, si elles/ils interprètent le discours d’autrui, se font « auteur-e-s » des propos qu’ils/elles interprètent. Les parcours, expériences, réflexions et contributions de membres de la Compagnie Danse des Signes interviendront comme fil rouge de la réflexion engagée.

 

  • 15 mars 2017-Le corps dans la création

Responsablesde SalseB: Olivier Schetrit et Julie Chateauvert

« Loin que mon corps ne soit pour moi qu’un fragment de l’espace, il n’y aurait pas d’espace pour moi si je n’avais pas de corps » disait Maurice Marleau Ponty. Dans le cadre de cette séance, réfléchissant aux conventions qui régissent la langue des signes, notamment ses critères linguistiques ou ses paramètres, nous nous demanderons quel espace y occupe le corps « créatif » ? Quelle est sa place? Est-il seulement instrument au service de la grammaire où opère-t-il au-delà d’elle?  Ce corps, sur scène, produit-il sa propre création simultanément en s’autonomisant de l’œuvre interprétée ? De quelle manière la façon de bouger propre à chaque personne interagit-elle avec le ‘texte’ ? De quoi est faite la ‘signature’ d’une ou d’un auteur? Le corps « créatif » peut-il être admis dans les contes et autres formes de narrations en langue des signes ou bien la LS avec ses conventions se suffit-elle en elle-même ou autrement dit: le déplacement, le mouvement dans l’espace, le geste font-il rupture avec une essence de la langue à préserver?

 

  • 19 avril 2017-Les conventions artistiques et la traductibilité à l’épreuve de la langue des signes

Responsables de séance : Barbara Fougère et Elise Leroy

Même si le monde que nous présente le film (la diégèse) est au plus loin de la réalité, le cinéma a toujours cherché à cacher tous ses artifices. Les différents systèmes mis en place par le cinéma tendent donc à permettre au spectateur d’accepter de vivre une fiction comme s’il s’agissait de la réalité. Cependant dans « Les enfants du silence », « Miracle en Alabama » ou « La famille Bélier », le cinéma semble avoir du mal à conserver cette illusion intacte. En effet, la simple présence de la langue des signes dans ces films débouche sur une remise en question de ce qui est intra- et extra- diégétique. Ces films mettent tous en scène des personnages sourds s’exprimant en langue des signes ainsi que des personnages entendants signeurs qui réalisent une sorte de traduction simultanée pour le public entendant. La volonté d’un réalisateur à mettre en scène des personnages sourds signeurs sans oralisation se heurte à la problématique de l’accessibilité de cette langue pour le spectateur entendant. Ce choix de « traduction simultanée » rend floue la frontière qui sépare ce qui est intra diégétique (appartenant au monde de la fiction) de ce qui est extra diégétique. En effet, si le personnage – traducteur restitue à l’oral les dialogues signés, il ne le fait que pour le public entendant et non pour des personnages intradiégétiques. La facilitation de l’immersion dans la fiction du spectateur entendant -qui n’a même pas à sortir de la narration pour lire les sous-titres – se fait ainsi au détriment du spectateur sourd. Cette séance s’attachera à questionner ces tensions et à se demander si est-il encore possible de parler de dialogues intradiégétiques alors que la présence de ces « personnages traducteurs » met en avant l’artificialité de ces modes de dialogues « bilingues » ?

  • 17 mai 2017-Traductibilité et création intermédiale

Responsable de séance : Julie Chateauvert

Dans le cadre de cette séance, nous poursuivrons plus avant la réflexion concernant l’intermédialité des œuvres créées en LS. Nous nous interrogerons sur ce qu’une telle façon de les considérer dégage comme avenues conceptuelles pour l’élaboration d’une théorie de la réception et nous discuterons des possibilités ainsi ouvertes pour envisager une traduction d’une LS vers une langue orale (dans sa modalité vocale ou écrite)

 

  • 21 juin 2017-Journée d’études (9h – 18h)
Contacter l’enseignante: andrea.benvenuto(a)ehess.fr, elise.leroy(a)univ-tlse2.fr

Site de l’EHESS

 

Surdité et langue des signes : analyseurs politiques, philosophiques et sociolinguistiques. XI. Médiation linguistique et culturelle dans le domaine de la santé

Andrea Benvenuto, maîtresse de conférences à l’EHESS -CERMES3, PHS

Alexis Karacostas, praticien hospitalier à l’hôpital Pitié-Salpêtrière

 

1er,3e et 5e lundis du mois de 19 h à 21 h (salle 8, 105 bd Raspail 75006 Paris),

du 07 novembre 2016 au 19 juin 2017

 

Le séminaire précédent s’est attaché à étudier les mobilisations dans le domaine de la santé des sourds qui ont milité, à partir des années 1990, en faveur d’une démédicalisation de la surdité et d’une prise en compte de la santé des sourds en langue des signes. Nous poursuivons cette année avec l’étude des dispositifs de soins des sourds accueillant les patients dans la langue de leur choix. Depuis l’installation de la première unité d’accueil et de soins des sourds en langue des signes à l’hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris en 1995, dix-neuf autres unités ont vu le jour en France. Ces unités, encouragées par un cadre législatif et institutionnel favorable (loi du 11 février 2005, circulaire N°DHOS/E1/2007/163 du 20 avril 2007, charte du patient hospitalisé) placent la langue du patient au cœur des rapports soignants/soignés avec la mise en place d’un dispositif de communication particulier. La présence des interprètes de langue des signes et le profil linguistique bilingue des équipes, ont nécessité l’introduction d’une nouvelle forme de médiation linguistique et culturelle incarnée par la présence de l’intermédiateur. Le rôle de l’intermédiation linguistique et culturelle, assumé par des professionnels du domaine social et/ou de la santé, sourds eux-mêmes, a entraîné une réorganisation du cadre clinique traditionnel transformant les relations entre professionnels aussi bien que celles des professionnels avec les usagers, pour mieux accueillir les patients sourds. Cette année, le séminaire étudiera le métier émergent d’intermédiateur dans le domaine de la santé des sourds, en France et à l’étranger, à partir des témoignages des acteurs. Ces derniers seront conviés à présenter leurs domaines d’action, les stratégies employées et les profils professionnels des soignants qui font partie des équipes de soins.
 
Programme:
 
  • Lundi 07 novembre

Introduction. La médiation linguistique et culturelle dans le domaine de la santé- Andrea Benvenuto et Alexis Karacostas

  • Lundi 21 novembre

-Contextes et conditions d’émergence des métiers liés aux sourds. Les compétences spécifiques de professionnels sourds en question-Sophie Dalle-Nazébi, Sociologue,  FMSH Paris, chercheur associée au LERASS Toulouse3

-Émergence de la fonction de médiation entre sourds et entendants dans le secteur social. L’exemple du « conseiller en communication » sourd-Daniel Abbou, présentateur à l’Oeil et la Main, France 5

  • Lundi 05 décembre

De la fonction au métier d’intermédiateur– Antoine Sterckeman, intermédiateur et Françoise Galiffet, assistante sociale. Unité d’information et des soins des sourds (UNISS), Hôpital Pitié Salpêtrière.

  • Lundi 16 janvier

Ce que les intermédiateurs font aux patients sourds, et vice versa- Joëlle Blanchard, intermédiatrice à l’Unité Rhône Alpes d’accueil et de soins pour les Sourds-Langue des signes, CHU Grenoble et Antoine Sterckeman, intermédiateur à l’Unité d’information et des soins des sourds (UNISS), Hôpital Pitié Salpêtrière.

  • Lundi 30 janvier

Ce que les intermédiateurs font à l’organisation et aux équipes de soinsRoberto Biedma, intermédiateur au Maillon Blanc, accès aux soins pour les sourds et les malentendants, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et Benoît Mongourdin, responsable de l’Unité Rhône Alpes d’accueil et de soins pour les Sourds-Langue des signes, CHU Grenoble. Responsable de « Urgence 114 ».

  • Lundi 06 février

Conférence du Pr Paddy Ladd, Université de Bristol (cette séance se fera dans l’amphithéâtre François Furet, même adresse)

  • Lundi 20 février

Devenir intermédiateur : de l’expérience sur le terrain à la formation

  • Lundi 06 mars

Le binôme interprète en langue des signes et intermédiateur en action.

  • Lundi 20 mars

Qui et comment fait de la médiation linguistique et culturelle entre sourds et entendants ?

  • Lundi 15 mai

Le recours au non-savoir des soignants et des soignés pour faire place à la réciprocité – Alexis Karacostas

  • Lundi 29 mai

Quel métier pour quelles pratiques ?- Table ronde

  • Lundi 19 juin

La médiation linguistique et culturelle dans le domaine de la santé des sourds. Résultats de l’enquête et conclusions du séminaire- Andrea Benvenuto

 

 
Contacter l’enseignant: andrea.benvenuto(a)ehess.fr.  Message visuel (skype) : andrea.benvenuto.ehess

Site de l’EHESS